service iptv Canalsat s’attaque aux démos pirates.

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Le bouquet français Canalsat a mis en place depuis le 1er juin dernier une nouvelle mesure jugée «efficace» contre le piratage de ses offres TV par satellite.

Cette attaque a touché la majorité des démodulateurs satellites pirates du marché français et algérien. En effet, les chaines Canal + ainsi que certaines chaines de ce bouquet ne sont plus décryptées par les récepteurs.
Atlas HD 100 et 200 inflexibles

En Algérie, les récepteurs satellites comme Starsat, Géant et autres Iris sat et Stream System, reliés pour certains d’entre eux à des serveurs GShare, StarShare, Cccam et autres systèmes de Card Sharing utilisés pour le décryptage des chaines TV, ne décodent plus le bouquet Canalsat. Toutefois, les deux récepteurs de la marque algérienne Atlas (HD 100 et HD 200) continuent à décoder ce bouquet dont la nouvelle mesure, lancé à coup de millions d’euros par le groupe Canalsat, n’a pu venir à bout.

Contre attaque massive avant des évènements sportifs

Il faut se rappeler qu’avant chaque évènement sportif de grande envergure, Canalsat tente de s’attaquer aux systèmes de réseau notamment de Card Sharing ciblant ses offres TV. Cette fois-ci, l’opération a été lancée à quelques jours de la célèbre compétition de football européenne UEFA EURO 2016 qui débutera vendredi prochain (10 juin 2016). Un total de 37 fabricants de décodeurs de chaines TV Canalsat en France et dont une grande partie est proposée en Algérie, qui avaient reçu le label Canal Ready, ne pourront plus proposer la réception des chaines payantes sur leurs décodeurs.

L’opération menée par Canalsat consiste ainsi, en raison d’un piratage élevé des chaines Canal +, à stopper la possibilité, via son offre Canal Ready, de recevoir ses chaînes payantes en insérant une carte de décryptage dans un décodeur tiers, TNT ou satellite comme Aston Simba et Sagem. C’est à travers cette procédure que se base en général le piratage.
Mais, à chaque tentative de Canalsat de lancer des systèmes anti-piratage considérés comme «infaillibles» et à un grand coup financier, le piratage trouve toujours un moyen d’ouvrir l’accès à ce bouquet.

En effet, en Algérie, le matériel permettant le piratage peut être acquis dans presque tous les magasins spécialisés. Il suffit ensuite de suivre les procédures d’installation via les milliers de sites web activant dans le domaine. Il ne reste plus qu’à se procurer les codes de décryptage qui sont proposés entre 500 DA (4 euros) à 3000 DA (28 euros). En Algérie, 9 téléspectateurs sur 10 ont un bouquet piraté.
L’autre technique, le Card Sharing, permet le partage, via un branchement à internet, de l’accès aux chaînes de télévision payantes contre une cotisation mensuelle. Cette technique est pratiquée discrètement entre particuliers abonnés à différents bouquets. Chacun proposant l’accès à sa carte contre un accès à un autre bouquet.

D’autres techniques de pirates se sont également largement développés à l’image de la connexion à un serveur en ligne. Les pirates proposent l’accès aux différentes chaînes à l’aide d’un simple décodeur satellite et d’une connexion internet. L’accès est fourni tout simplement sous forme d’abonnement, la même méthode de commercialisation utilisée par les opérateurs légaux. Il faut savoir que le piratage des offres TV est illégal dans la quasi totalité des pays du monde et que les clients d’offres pirates ne sont pas nécessairement les gagnants, mais uniquement les réseaux illicites qui commercialisent les démos et autres abonnement illicites. Ils finissent tôt ou tard par être rattrapés par la justice et parfois même avec leurs clients, comme le prouve les multiples opérations dont nous nous faisons régulièrement l’écho (…)
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